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Voyage en Mongolie en side-car (2/3)

    Ah, la tôle ondulée… Voilà une spécialité mongole dont nous nous serions aisément passés. Alors après 3 jours à galérer dessus, nos premières impressions étaient plutôt mitigées : paysages magiques mais enfer à la conduite (tu trouveras ici l’article précédent). Au programme de nos aventures ? Nous changeons notre fusil d’épaule. Moins de piste pour plus de plaisir ! Nous profitons alors pleinement de l’immensité des terres de Genghis Khan ! Bonne lecture !

    Itinéraire de notre road-trip en Mongolie (partie 2)

    Carte de notre Road-trip moto en Mongolie - URALISTAN

    En side-car Ural sur la route Sud de la Mongolie

    Un changement de plan salvateur

    Nous voici à Khovd. La mission aujourd’hui ? Déterminer un plan d’action pour la suite. Nos 3 jours de piste ondulée nous ont un peu traumatisé (Gobi inclus). Impossible de continuer ainsi. Le châssis, les suspensions, la transmission, tout souffre trop ! Sans compter les poignets de Jérémy et nos délicats séants. Notre amie Laurie de Ride N’Be, nous fait alors un topo des routes asphaltées du pays. Grâce à elle, nous pouvons nous concocter un itinéraire avec des transferts sur route et des petites boucles en tout-terrain. Le meilleur des deux mondes en soi.

    Nous repartons boostés. Cap sur la petite ville d’Altay !! Nous enchaînons les bornes et les bonnes surprises. Une belle rencontre avec un trio de bergers à moto, des décors spectaculaires et variés, une station essence avec semblerait-il du 95 (rarissime) et un bitume récent. Une vraie cure de Jouvence pour la machine et ses occupants. Après un bivouac dans un silence étonnant, nous observons les chameaux le temps que le café chauffe. Ils sont étonnants d’immobilisme. Comme si, ils prenaient la pose. Sans doute essaient-ils d’imiter le statisme des montagnes en arrière-plan.

    Les paysages se suivent et ne se ressemblent pas

    Arpenter l’asphalte nous permet de profiter au mieux du gigantisme de notre environnement. Durant ces kilomètres d’une douceur incroyable, nous éprouvons la sensation d’avoir branché la télé. What ? Les paysages défilent devant nos yeux. Et tous les 50km, la chaîne change. Du canal désert de sable, nous passons aux plaines rocheuses après un zap par les steppes herbeuses. Ces programmes sont régulièrement interrompus par des spots vantant le pastoralisme, le nomadisme et la vie au grand air. On est bien là, non ?