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Road-trip à moto dans le Cantal

Des burons, des volcans et des plateaux d’estive, le Cantal est une région où le temps semble avoir son rythme propre. Un territoire peuplé de quelques irréductibles bergers arpentant de vastes prairies verdoyantes. Cette région ne laisse pas indifférent ! Faut dire que le plateau du Cézallier, aussi appelé l’écosse auvergnate, a de sérieux atouts pour séduire. Suis nous dans nos aventures entre cités de pierre, lacs sauvages et montagnes volcaniques, nous te racontons tout dans cet article !
Alliant incontournables et jolies départementales, l’itinéraire finalisé issu de ce repérage (dont la trace GPS) figurera dans notre guide de road-trips moto en France. Bonne lecture !
>> Découvrir le livre : « Week-end à moto, 50 itinéraires insolites en France » (parution début avril 2022, éditons Larousse)

Points d'intérêt

Récit de notre repérage de l'itinéraire moto dans le Cantal

Nous débutons ce périple cantalou au château de Val

Pourquoi là ? Simplement parce que ce spot est incroyable. Perchée sur son rocher à 30m de haut, cette forteresse du XIIIème domine fièrement les eaux du lac. D’ailleurs pour l’anecdote, quand le seigneur de Cheylade fit construire cette modeste bâtisse, il n’y avait point de lac mais bien une vallée. La construction du barrage de Bort-les-Orgues a quelque peu changé le cadre. Mais c’est pas plus mal, non ?

Le pays d’Artense, on est fan !
Après moultes virolos de forêts, nous atteignons la sublime région proche de Lastioulles. Sa campagne vallonnée, ses passages en forêt et son bocage sont de toute beauté. Notre préférence ? La multitude d’étangs et de lacs. Nous longeons d’abord celui de Lastioulles, puis de la Crégut pour finir par celui du Taurons. Tous trois sont splendides notamment de par leur aspect sauvage naturel et préservé d’activités humaines.
Plateau volcanique du Cézallier

Une fois passé le Rubicon ou plutôt la Rhue tout court, nous entrons officiellement sur les terres du Cézallier. Et là, on est sur du lourd !! Aussi appelée Écosse auvergnate ou encore petite Mongolie, on ne peut qu’espérer des paysages à couper le souffle. Alors qu’en est il ? Force est de constater que les panoramas envoient du bois.

Nous débutons notre découverte du massif du Cézallier de la plus belle des manières avec l’ascension du col de Chamaroux à 1291m. Ces terres d’estive à l’herbe quasi-rase offrent effectivement des décors proches des steppes du valeureux Genghis Khan.

Que dire de la population locale ? Peu de nomades à cheval mais une multitude de troupeaux de vaches. Les rares humains que l’on croise sont des bergers. On peut d’ailleurs observer ici et là des burons. Quésaco ? Des petites maisons en pierre construites au milieu des pâturages leur offrant un abri de fortune. Elles servaient aussi d’atelier pour l’élaboration du fromage.

Et nous voici devant le lac du pêcher, là où nous avions campé sous la neige lors de la minivernale du Cantal. Que de bons souvenirs !! Force est de constater que ce lieu est magique qu’il soit recouvert d’un manteau blanc ou entouré d’une végétation verdoyante.

Murat et son corcovado cantalou

En approchant de Murat, le spectacle qui s’offre à nous est étonnant. Le rocher de Bonnevie se dessine doucement à l’horizon. Quésaco ? Le corcovado cantalou ! D’accord, on en rajoute. Mais ce promontoire rocheux avec ses orgues basaltiques et sa statue de la vierge en jettent !

Du Puy Mary au château d’Anjony en passant par Salers

Prochaine étape ? Une superbe section de montagne comprenant notamment la grimpette du Puy Mary à 1783m d’altitude. D’ailleurs, ce sommet des monts du Cantal est le vestige du plus grand stratovolcan d’Europe ! Que dire des paysages ? Somptueux !

Après une avalanche de virolos en forêt, nous voici à Salers. Nous avions lu qu’il était classé « plus beau village de France« . Alors mérite t-il son titre ? Carrément ! On aime beaucoup ses maisons en pierre volcanique sombre et aux toits de lauze, construites par des riches familles de magistrats. Et ouais, Salers, ce n’est pas que de la bonne barbac et du frometon, c’est aussi un village à la beauté minérale.

Nous continuons ce road-trip cantalou avec la visite de Tournemire, un charmant petit village en pierre. Mais c’ est surtout sa forteresse qui vaut le détour. Et ouais, la château d’Anjony avec ses quatre grandes tours circulaires est à la fois imposant, impressionnant et très austère. Je crois que si Lego construisait vraiment un fort, ça ressemblerait à ça.

La route du col de la Griffoul

Un peu hésitants sur la route à suivre, nous demandons conseil à un local. « Bah, vous devez grimper le col de la Griffoul« , nous dit-il comme si c’était une évidence. Que faisons-nous ? Bêtement, on l’écoute. Et c’est vrai que c’est splendide. Nous retrouvons ces hauts-plateaux d’estive que l’on affectionne tant. Ces vastes prairies à pâturages sont juste magiques ! Et, globalement, on en prend plein les mirettes jusqu’à Paulhac !

Saint-Flour

Ultime étape de nos aventures sur les sommets auvergnats ? Saint-Flour. Cette ville perchée sur un promontoire volcanique vaut vraiment le coup de s’attarder pour explorer son dédale de ruelles pavées. C’est un vrai plaisir de déambuler au cœur de l’ambiance médiévale de cette cité de pierre noire.

Alors, le Cantal ça nous gagne ? Carrément ! Cette région nous a énormément plu. On a adoré explorer ces hauts-pâturages peuplés d’irréductibles bergers, contempler ces vastes plaines verdoyantes et admirer la beauté du plateau du Cézallier. Si t’as besoin d’un grand bol d’air, loin de tout, c’est la destination qu’il te faut ! Bonne route à toi !
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