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Balade à moto entre Médoc et Estuaire de la Gironde

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Un embrayage en carafe, une rencontre inoubliable et de jolis paysages. Enotre périple girondin fut riche en rebondissements. Certes ce n’est pas un paradis pour motard en quête de virolos sur billard mais cette région offre une intéressante diversité des décors : pinèdes et plages landaises, marécages charentais, vignoble du Médoc… Dans cet article, nous te racontons notre découverte du Médoc et de l’Estuaire de la Gironde.
Alliant incontournables et jolies départementales, l’itinéraire finalisé issu de ce repérage (dont la trace GPS) figurera dans notre guide de road-trips moto en France. Bonne lecture !
>> Découvrir le livre : « Week-ends à moto, 50 itinéraires insolites en France » (parution début avril 2022, éditons Larousse)
Médoc et Estuaire de la Gironde - Repérage Itinéraire moto - URALISTAN

Points d'intérêt

Récit de notre repérage de l'itinéraire moto entre Médoc et Estuaire de la Gironde

Les Landes du Médoc

Nous débutons ce périple à l’étang / lac de Lacanau sous les pins. Le spot est pas mal, mais pas le temps de niaiser car nous attaquons fissa la Girondine. Quésaco ? Une départementale qui présente une abondance incroyable de virolos. Ça ondule sévèrement dans un décor de pinède. Quel pied ! Cette pépite virolistique est vraiment singulière quand on connaît la fâcheuse tendance des routes landaises à suivre une trajectoire rectiligne des plus ennuyantes.

Un petit tour jusqu’à la mer pour contempler la plage de Carcans qui semblant s’étendre à l’infini, puis nous repartons vers l’est. Nous traversons les marais de Talaris et longeons le lac d’Hourtin. En arpentant les petites routes, nous nous apercevons d’une chose : le réseau secondaire est dans un état déplorable. Nids de poule, accotements façon terrain de cross, gravillons, la totale !! Malheureusement, il n’y a pas vraiment d’alternative.

Le Médoc viticole

Nous coupons alors via l’intérieur des terres pour rejoindre l’estuaire de la Gironde. Notre destination ? Le phare de Richard. L’édifice en lui-même n’a rien d’incroyable. Ce crochet a pour principal but de nous faire découvrir un autre visage de la péninsule avec ses cabanes de pêche au carrelet, ses chenaux et ses minuscules ports tout mignon. La bonne nouvelle ? ? Quelques kilomètres plus loin, le décor se métamorphose à nouveau !

Nous continuons à longer le fleuve pour tomber sur le port de By. Charmant ! De chemins de halage en petites départementales, nous roulons avec la Gironde dans le coin de l’œil. Certains noms de village nous donnent soif comme Saint-Estèphe ou encore Pauillac.

Arrivés à Lamarque, le choix est cornélien : traverser l’estuaire ou continuer à rouler dans les vignes ? Nous décidons de prolonger le plaisir viticole par une boucle dans un océans de ceps via la route des châteaux. Ici et là, nous apercevons des moulins, des tours, des chais et quelques immenses demeures abritant probablement des vins inabordables pour nos bourses légères : châteaux Palmer, Beychevelle, Ducru-Beaucaillou, Malescot

Le Blayais

De retour à Lamarque, nous embarquons dans le bac. La traversée de la Gironde permet de découvrir l’estuaire avec un nouveau point de vue. C’est aussi une belle arrivée sur Blaye car nous contemplons les remparts de la citadelle se dessiner peu à peu. Magnifique ! Ce verrou sur la Gironde, œuvre de Vauban, permis à Louis XIV de se rendre « Maître de la Rivière ».

Cap au nord. Nous arpentons la « Route Verte », cette voie qui relie Bordeaux à Royan en longeant au plus près l’Estuaire. Elle nous fait découvrir d’étonnants décors de marécages puis des vallons recouverts de vignes. Les choses deviennent carrément magiques en approchant de Saint-Seurin-d’Uzet, l’ancienne capitale française du caviar. Pourquoi donc ? La route légèrement en surplomb, offre des beaux panoramas avec la Gironde d’un côté et les vignes de l’autre. Au coucher du soleil, le spectacle est somptueux.

L’heure de la panne…

C’est à ce moment là que Gobi, un sidecar ural et notre fidèle destrier, décide de compliquer les choses. Sa méthode pour obtenir de l’attention ? Alors que nous roulons paisiblement, nous perdons toute propulsion et le moteur prend une sonorité métallique des plus désagréables. Nous nous arrêtons sur le bord de la route pour débuter l’auscultation. Le diagnostic est rapide et clair : l’embrayage est mort.

Étant donné que quelques semaines plus tôt, nous avions déjà fait appel à la Mutuelle des Motards pour un dépannage après une acrobatie vosgienne, on se dit qu’il serait préférable de se dépatouiller par nous-mêmes. Nous faisons alors appel à la communauté Ural. « Allo, Gérard, tu connaîtrais pas un Uraliste qui pourrait nous aider dans le coin ? ». Le hasard fait bien les choses : l’un d’entre eux habite à 20km. Mais aucun moyen d’emmener Gobi là-bas. C’est alors que notre messie apparaît. Notre bon samaritain est un motard en utilitaire qui nous propose de revenir avec une remorque. Impeccable !

Le temps de la réparation

Et nous voilà chez un couple de sidecaristes, anciennement uralistes. Un accueil incroyable, chaleureux et un esprit d’entraide hors du commun. On se pose, on boit une bière avant de décider de reporter le démontage de l’Ural au lendemain après une bonne nuit de sommeil. Après 2 heures de bricolage nous atteignons enfin l’embrayage et contemplons l’étendue des dégâts. Résultat ? Les dents des disques sont complètement bouffées. C’est assez étonnant car sur la vaste majorité des motos, les garnitures s’usent avant les cannelures. Encore une spécialité Ural…

Le temps de recevoir les pièces, nous passerons 10 jours chez ce couple formidable. La morale de l’histoire ? Sur un plan technique, on sait maintenant qu’un embrayage de sidecar Ural doit être changé à environ 30 000 bornes. Sur un plan humain, nous constatons à nouveau que l’Ural a cette capacité géniale d’attirer des personnes partageant les mêmes valeurs d’hospitalité, de générosité et d’entraide. Nous quittons nos hôtes avec un gros pincement au cœur, de retour sur notre itinéraire à longer la Gironde en direction de Royan.

Ultime étape ? Talmont-sur-Gironde, notre coup de cœur

Nous sommes tombés sous le charme de ce village pittoresque de Charente-maritime. L’église romane Sainte-Radegonde bâtie à flanc de falaise, est fantastique. Et puis on adore ces cabanes de pêcheurs avec leurs carrelets postées ici et là sur la côte. Absolument magique !

Et voilà ! Que retenir de cette balade à moto en Gironde ? La diversité des paysages. En seulement quelques kilomètres, on a l’impression de changer de région. Génial ! Et puis ça peut paraître étonnant, mais notre petit pépin mécanique nous a conforté dans le choix de l’Ural. D’une part parce que pour moins de 200€ de pièces, nous avons changé notre embrayage assez facilement. Et surtout car la philosophie de partage et d’entraide qui gravite autour de ce véhicule atypique est extraordinaire.
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4 commentaires sur “Balade à moto entre Médoc et Estuaire de la Gironde”

  1. Hello, article très cool
    Nous avons une maison à Saint Georges de Didonne et j’envisage d’organiser une rando « GSR » – Asso de bmistes (et pas que – @gsfr.info)
    Je pensais à un tour d’estuaire pour une des 2 journées ; je vais copier
    Pour la seconde journée, j’hésite entre une entrée dans les terres vers le Périgord, ou une virée vers La Rochelle avec passage dans les iles
    Merci en tout cas José86

    1. Merci ! Tout dépend de ce que tu recherches, un joli cadre sympa ou des routes pour le plaisir de rouler. L’arrivée sur la Rochelle est longue et dans le traffic. Sur les îles le cadre est beau et ça fait toujours du bien de voir la mer, mais on ne prend pas vraiment plaisir dans la conduite en elle-même (attention à l’affluence si c’est sur des weekends de beaux jours printaniers ou l’été). Avec le Périgord, par contre on reste dans le même thématique de vignoble. Je ne sais si tu as vu, nous avons écrit un article sur le Périgord et l’Entre-deux-Mer, ça peut te donner des idées : https://uralistan.fr/road-trip-moto-perigord-entredeuxmers-reperage-itineraire-sidecar-ural/
      Bonne route !

    1. Merci pour ton commentaire 🙂
      En fait ta remarque sur l’étang / lac de Lacanau, nous nous l’étions posée au moment de l’écriture car les deux termes sont employés.
      Google Map et Mapsme utilisent « étang », Wikipédia, le site officiel de Lacanau océan et tourisme Gironde usent des deux. Alors nous ne savons pas pourquoi « étang » est employé pour un lac… mais nous avons opté pour celui-ci car on le retrouve sur les cartes de GoogleMap et Mapsme.

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