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Voyage moto en Bosnie-Herzégovine, avec l’itinéraire (1/3)

    En entrant en Bosnie-Herzégovine, nous sommes assaillis par une sensation étrange. Maisons en ruine, détritus en bord de route, grands espaces désertés, panneaux « Attention aux mines »… Mais il ne faut pas se fier aux premières impressions. Pourquoi ? Il nous a suffit d’une journée pour tomber amoureux de ce pays ! Nous avons eu un vrai coup de cœur pour ses paysages incroyables, son authenticité et surtout pour ses habitants. Nous te racontons notre road-trip en Bosnie-Herzégovine en plusieurs articles : nos belles rencontres arrosées de rakja, nos péripéties ubuesques sur des pistes au cœur de décors à couper le souffle et l’abondance de bureks. Bonne lecture !

    Itinéraire de notre road-trip en Bosnie-Herzégovine

    Carte de notre Road-trip en Bosnie Herzegovine - URALISTAN

    Conduire en Bosnie-Herzégovine

    L’état des routes

    Les axes majeurs (quand ils sont terminés) sont généralement en bon état. Par contre le reste du réseau est principalement constitué de pistes avec leurs lots de nids de poule et de caillasse.

    Notre immersion dans une ville bosnienne

    Bienvenue à Drvar !

    Pour bien commencer notre aventure, nous décidons de poser les valises 4 jours dans une petite cité. 1 nom imprononçable (il faut rouler les « r »), 7000 habitants, 2 rues principales et 50 cafés.

    Notre hébergement ? Une chambre chez l’habitant trouvée sur booking à 14€ la nuit ! Prix imbattable. Poêle à bois dans la chambre, tip top et très utile car il caille le soir. Le proprio ne parle pas un mot d’anglais alors nous échangeons par Google Traduction interposé. Son métier ? Prof d’histoire géo. Autant te dire qu’on ne pouvait rêver mieux pour en apprendre plus sur le pays. Il nous offre une bière puis une autre… On parle Europe, Yougoslavie et coût de la vie. Tu sais combien il a acheté son appart ? 5 000€. Tu veux une maison sur la côte monténégrine ? 20 000€.

    Il y a un nombre incroyable de cafés !

    Le lendemain, nous partons explorer la ville. Et bien, c’est juste un saut dans le temps. Fumer dans les bars est autorisé, on y écoute de la pop des années 90, les voitures récentes sont rares (il y a plein de vieilles Renault). Niveau logement : maisons individuelles et barres d’immeubles cohabitent. Fait surprenant ? Le chauffage se fait au bois. Au pied des bâtiments, des centaines de stères de bois sont entreposées. Impressionnant !

    En arpentant les rues, nous distinguons facilement les impacts de balle sur les murs. Triste souvenir d’une tragédie d’il y a 30 ans. Les bâtiments en ruines et les maisons désertées sont nombreux. Le tableau d’ensemble est donc assez austère et terne. Pourtant, les locaux semblent traverser ce décor en ruine sans y prêter attention.