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Road-trip au Kirghizistan en sidecar Ural (4/5)

    Ce quatrième épisode de nos aventures kirghizes est un peu spécial. Et oui, nous troquons notre sidecar Ural pour des chevaux ! Au programme ? 2 jours de rando jusqu’au sublime lac Song-Kul se concluant en apothéose avec un match improvisé de Kok Boru. Si tu n’es pas trop branché turfisme, sois rassuré car la 2ème partie de l’article relate notre exploration tout-terrain de la même région, mais à 3-roues cette fois. Bonne lecture !

    Itinéraire de notre road-trip au Kirghizistan

    Étape majeure de la route de la soie, le Kirghizistan était pour nous une destination très attendue. Afin de profiter d’un itinéraire idéal, nous avons demandé conseil à des experts : Ountravela ! Ils ont arpenté ce pays durant plus de 10 mois afin d’y dénicher des pistes et des sites incroyables. Alors, autant dire qu’ils sont calés sur le sujet ! Si toi aussi tu désires visiter le Kirghizistan, nous te conseillons vivement leur livre de voyage recensant les plus belles pistes du pays.  Découvrir leur livre  » Explore Kirghizistan ».

    Randonnée à cheval à la rencontre des nomades kirghizes

    Premiers trots et premiers maux au c**

    C’est décidé ! Nous troquons notre valeureux trois-pattes mécanique pour des montures de chair et d’os (du moins, pour les deux prochains jours). C’est ainsi que Marion grimpe sur Roquette alors que Jérémy se met en selle sur Ariklès (surnommé Riclès). Serait-on des cavaliers aguerris ? Fichtre, non ! Notre CV équidé se résume à quelques heures à dos de Shetland à l’aube de nos 10 ans. Ça promet… Premiers trots et déjà quelques constats. Tout d’abord ? Randonner à cheval, ça fait mal au c**. Seulement quelques centaines de mètres parcourus et déjà, nos séants sont douloureux. Et dire que nous sommes partis pour 4 à 5 heures de balade afin de traverser un col et rejoindre le camp de yourtes. Ensuite, nos montures flatulent énormément ! C’est surprenant. Chaque grimpette donne lieu à une délicate symphonie de dégazages plus ou moins aigus. Fous rires à la clé.

    Et niveau paysage, ça donne quoi ? Nous sommes au village de Kyzart, à 2200m d’altitude, au pied des montagnes vertes qui nous séparent du lac Son-Kul. Pour rallier ce joyau aquatique, nous allons devoir franchir un col à 3300m d’altitude. Un beau programme pour nous et nos montures ! Et si au départ la déclivité est douce, cela relève assez vite de la varappe. Ce qui nous impressionne ? Les chevaux sont d’une aisance incroyable sur ces sentiers escarpés. Un pas après l’autre, à leur rythme, ils avalent le dénivelé positif indécent sans sourciller.