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Voyage au Kirghizistan en sidecar Ural (3/5)

    Explorer le Kirghizistan majoritairement par les pistes : voilà le challenge que l’on s’est fixé. Notre bible guidant cette honorable entreprise ? Le livre d’Ountravela recensant les plus belles traces du pays. Nous partons côtoyer les monts célestes, caresser le pic Pobédy et découvrir une cité fantôme. Accessoirement, nous testons les capacités sous-marines de notre sidecar Ural. Accroche-toi ! Dans cet article, nous te racontons notre exploration des zones frontalières au Nord et à l’Est kirghizes Bonne lecture !

    Itinéraire de notre road-trip au Kirghizistan

    Étape majeure de la route de la soie, le Kirghizistan était pour nous une destination très attendue. Afin de profiter d’un itinéraire idéal, nous avons demandé conseil à des experts : Ountravela ! Ils ont arpenté ce pays durant plus de 10 mois afin d’y dénicher des pistes et des sites incroyables. Alors, autant dire qu’ils sont calés sur le sujet ! Si toi aussi tu désires visiter le Kirghizistan, nous te conseillons vivement leur livre de voyage recensant les plus belles pistes du pays.  Découvrir leur livre  » Explore Kirghizistan ».

    Les pistes des monts célestes au Kirghizistan

    45 litres d’essence à bord, let’s go !

    Nous repartons à l’aventure dans l’est kirghize. Aux confins du pays, nous espérons longer au plus près les frontières kazakhe et chinoise. Au programme ? Les pistes 10, 11 et 12 concoctées par nos amis d’Ountravela. Une valeur sûre ! Avec nos permis frontaliers en poche et 45 litres d’essence au total, nous sommes parés. Il faut dire que c’est une boucle de presque 400 bornes dans les montagnes qui nous attend ! Bon d’accord, 45 litres pour 400 kilomètres, ça peut paraitre excessif, mais on préfère jouer la sécurité plutôt que de tomber en rade absolument au milieu de nulle part.

    Tel un épisode d’une petite maison dans la prairie, nous débutons cette aventure le long d’une rivière à l’ombre des sapins. Ce qu’on adore ? Ce lieu est convoité par les pêcheurs et les familles en pique-nique dominical. On les comprend. Le décor est fantastique. Les choses deviennent nettement moins dimanche-friendly quand il s’agit d’affronter une série de grimpettes bien caillasseuses. Des sentiers ravinés pas particulièrement agréables à arpenter en Ural, mais les paysages valent le coup !

    L’oreille absolue uralistique

    La suite ? Une géniale piste roulante à travers une vallée verdoyante. Là, c’est le pur pied ! La vue est dégagée, les montagnes nous entourent, la brise est fraiche. Parfait ! Nous saluons gaiement les quelques bergers nomades que nous croisons. Leurs sourires teintés d’étonnement sont toujours un plaisir à observer. « Qu’est-ce qu’ils peuvent bien venir foutre ici ces touristes ? », se demandent-il très probablement.

    C’est en pleine traversée d’un océan de mouton que Gobi cale. Plus de pêche. Il tient le ralenti, pas plus. Nous sommes à 2700 m d’altitude. C’est le moment de changer les gicleurs. L’opération nous prend 20 minutes. Un chrono honorable, non ? Il faut dire qu’on commence à avoir l’habitude. A 3000 m, Gobi a toujours la fougue de ses premières années. L’ascension du col se fait sans accroc. Tu connais la meilleure ? Désormais, nous savons distinguer à l’oreille des carbus encrassés, un filtre à air obstrué ou encore quand il faut changer les gicleurs. L’oreille absolue uralistique ! Ça nous aura pris du temps, mais nous parlons maintenant le langage des carburateurs.