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Road-trip à moto dans le nord-Pas-de-Calais

Pour être honnête, nous étions emplis d’interrogations avant le repérage. Arrivera-t-on à construire un itinéraire sympa ? Bien sûr, il y a la célèbre Côte d’Opale.  Mais y a t-il d’autres pépites que les caps Blanc-Nez et Gris-Nez ? Puis, nous avons contacté un uraliste calaisien, et alors tous nos doutes se sont envolés. Nous partions avec une certitude : Le Pas de Calais nous réserve plein de bonnes surprises ! Dans cet article, nous vous racontons notre exploration du Chnord !
Alliant incontournables et jolies départementales, l’itinéraire finalisé issu de ce repérage (dont la trace GPS) figurera dans notre guide de road-trips moto en France « Week-end à moto, 50 itinéraires insolites en France » (publication en avril 2022, éditions Larousse). Bonne lecture !

Points d'intérêt

Récit de notre repérage de l'itinéraire moto dans le Nord-Pas-de-Calais

Visite de Calais, une jolie surprise
Vous le savez, on aime faire appel aux motards locaux pour nous aider dans nos repérages. Le Pas-de-Calais ne déroge pas à la règle. Nous débutons donc à Calais où nous attend notre guide, un personnage atypique et adorable. Pourquoi atypique ? Il a quitté sa Provence natale pour immigrer dans le Chnord. Pourquoi adorable ? Il a pris le temps de nous faire découvrir avec passion son territoire d’adoption.

Nous débutons par une visite guidée de Calais. En longeant le canal qui va jusqu’à Saint-Omer, nous passons devant la cité internationale de la dentelle et de la mode. Prochaine étape ? Le grand Théâtre datant du début du XXème siècle. Un monument superbe avec ses colonnes et sa façade habillée de nombreux détails. En arrivant devant l’hôtel de ville, nous sommes époustouflés par son Beffroi. On exagère ? Pas vraiment. Cette tour massive de 75m de haut, faite de brique rouge de Courtrai et de pierres blanches, est sublime. Puis, nous faisons un passage obligé devant le dragon mécanique. Étant Nantais, nous connaissons fort bien son cousin l’Éléphant, des Machines de l’Ile.

Après un passage devant l’immense citadelle, nous mettons cap au port pour boire un coup. Quelle joie !! On y découvre une ambiance géniale de troquet de dockers et de bateliers ! On y cause ferry, pêche, cours du poisson à la criée. C’est détendu et simple.

Caps Blanc-Nez et Gris-Nez

Étape suivante : Cap Blanc-Nez. Le panorama sur la Manche y est fantastique ! Par beau temps, on peut même apercevoir les côtes anglaises ! Ce n’est pas le cas aujourd’hui, alors on décide de regarder derrière nous. Qu’y voit-on ? Des centaines de trous d’obus aujourd’hui recouverts de végétation. Et oui, cette position était hautement stratégique car les premières villes anglaises ne sont qu’à 30km de là. L’occupant y installa des batteries d’artillerie pour pilonner Douvres. « Très peu pour nous » se sont dit les britanniques. Ils envoyèrent des centaines de bombardiers pour lâcher environ 6000 bombes de 250 à 500 kilos !

Cap Gris-Nez, nous voilà ! Les petites routes qui y mènent sont magnifiques. Elles serpentent entre les champs et les prairies, c’est très bucolique. Quelle différence entre Blanc-Nez et Gris-Nez me direz-vous ? Et bien il n’y en n’a pas vraiment. Le Blanc est légèrement plus spectaculaire, le Gris un peu moins touristique. Ce qu’on aime sur le second, en plus du panorama génial, c’est ce qu’on y apprend plein de choses sur l‘importance migratoire du lieu. En effet, des panneaux pédagogiques permettent de se rendre compte qu’ici, nous sommes sur un véritable goulot d’étranglement pour de nombreuses espèces d’oiseaux et de poissons.

Fort Mahon et les villas wimereusiennes

Nous rallions ensuite Ambleteuse. Pourquoi s’y arrêter ? Et bien, principalement pour le fort Mahon. Une toute petite forteresse avec les pieds dans l’eau. Ce qu’on y aime ? Les paysages de dunes en sortie de la ville. De splendides collines de sable que seules quelques plantes téméraires ont réussi à conquérir.

Nos petites départementales nous mènent à Wimereux, la plus ancienne station balnéaire de la Côte d’Opale. Ce qu’on y adore ? Ses somptueuses demeures bourgeoises de style anglo-normand, sur 2 ou 3 étages et aux couleurs variées. Leurs balustrades et bow-windows, nous téléportent tout droit en Angleterre.

Cité médiévale de Boulogne-sur-Mer

En reprenant la route, nous longeons la mer sur notre droite et des prairies verdoyantes sur notre gauche. La singularité du lieu ? Des bunkers se cachent ici et là. La nature reprend ses droits à son rythme. Puis nous atteignons un de nos coup de cœur de ce périple : Boulogne-Sur-Mer. Que lui vaut ce titre très solennel ? Sa vieille ville fortifiée. L’hyper-centre est complètement ceint de rempart, on y pénètre par d’imposantes portes en pierre. Les ruelles pavées mettent Gobi à rude épreuve mais le jeu en vaut la chandelle. On aime beaucoup l’atmosphère médiévale de ce vieux bourg.

On change maintenant radicalement de décor. Pourquoi? Nous pénétrons en forêt de Desvres ! Ces grandes étendues boisées de pins et de feuillus sont un vrai bol d’air frais après l’agitation des stations balnéaires. Les allées rectilignes permettent de laisser son cerveau vaquer aux introspections les plus profondes. Puis nous traversons les champs de lin. Ce n’est pas la saison des fleurs bleues mais les tiges de lin posées à même le sol donne au paysage des lignes très graphiques.

Est-ce-que nous gardons 100% de l’itinéraire prévu dans le bouquin ? Non, il y a des parties de route parcourues que l’on ne conserve pas, comme c’est le cas pour la vallée de la Canche. Sur le papier, on était séduit par ces petites routes de campagnes le long du cours d’eau avec plusieurs petits villages. En réalité, les hameaux n’ont pas de charme et c’est très souvent limité à 50km/h… On se met alors en quête d’une alternative.

Routes sinueuses dans les marais,  abbaye de Saint-Bertin et blockhaus d’Eperlecques

Nous remontons alors à Saint-Omer. Célèbre pour ? La bière pardi !! Bon et puis, il y a aussi de jolis monuments comme l’église Saint-Denis et surtout les ruines de l’abbaye de Saint-Bertin. Il n’en reste pas grand chose, mais alors, qu’est ce que c’est impressionnant !

A Eperlecques, nous rallions le blockhaus d’où étaient lancés les V2 durant la guerre. Puis nous partons explorer la campagne locale avec ses champs à perte de vue. Quoi de mieux qu’un promontoire pour admirer tout ça ? C’est ce que nous dégotons à Merckeghem ! Il y a même une table d’orientation donnant sur un joli panorama ! On se rend alors compte que c’est plat, très plat.

Nous pénétrons en terres de marécages. Nous longeons un canal sinueux, en traversons un autre ou franchissons une écluse. Ce qu’on adore ? Observer la faune qui vit dans cette zone humide. Vous connaissez beaucoup de hérons, vous, qui ont pu observer un Ural ?

Gravelines et Grand-Fort-Philippe

Prochaine étape ? Gravelines. Avec ses fortifications en étoile, on reconnaît tout de suite le style de Vauban. Autrefois, la ville était un carrefour commercial important car à proximité des côtes ainsi que de la frontière belge. Qu’en est-il de nos jours ? Et bien, c’est une ville où il fait bon se promener.

Ultime halte de ce périple : Grand-fort-Philippe. Pourquoi on adore ? Parce que c’est une station balnéaire plutôt agréable, sans chichi ni horde de touristes, à l’atmosphère agréable où il fait bon boire des coups le long de l’embouchure de l’Aa.

Nous avons adoré rouler dans le Pas-de-Calais ! Que ce soit les splendides paysages de la côte d’opale avec ses falaises tombant dans la mer, ou bien l’intérieur des terres avec ses marécages verdoyant. Et que dire de Calais, de Boulogne-sur-Mer ou encore de Wimereux ? Nous sommes tombés sous le charme de ces villes, qu’il faut prendre le temps de visiter ! C’est sûr, nous y retournerons !  Bonne route à toi !!
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1 commentaire pour “Road-trip à moto dans le nord-Pas-de-Calais”

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