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Voyage au Kirghizistan en sidecar Ural (2/5)

    Dans ce deuxième épisode au Kirghizistan, nous partons pour du lourd : la piste de Kumtor. Ce tracé, savamment élaboré par nos amis d’Ountravela, file à travers les montagnes cernant la célèbre mine d’or kirghize. Ce que nous ignorons ? Nous nous engageons dans une épopée inoubliable avec un passage de col à 4000m d’altitude, un remorquage mémorable et des paysages grandioses. Une aventure comme on les aime ! Bonne lecture !

    Étape majeure de la route de la soie, le Kirghizistan était pour nous une destination très attendue. Afin de profiter d’un itinéraire idéal, nous avons demandé conseil à des experts : Ountravela ! Ils ont arpenté ce pays durant plus de 10 mois afin d’y dénicher des pistes et des sites incroyables. Alors, autant dire qu’ils sont calés sur le sujet ! Si toi aussi tu désires visiter le Kirghizistan, nous te conseillons vivement leur livre de voyage recensant les plus belles pistes du pays.  Découvrir leur livre  » Explore Kirghizistan ».

    La piste de Kumtor : une aventure kirghize inoubliable

    Tout commence à Barskoon… Dernière trace de civilisation avant un long moment

    Nous mettons cap sur les montagnes. La piste est roulante et bien entretenue car empruntée quotidiennement par les camions ravitaillant le site d’excavation. Chaque semi-remorque qui passe soulève un généreux panache de poussière (cette information prendra tout son sens un peu plus loin dans l’aventure). La Lada Niva de nos camarades d’aventure montre des signes de fatigue. Nous montons le camp pour la nuit, à 2800m d’altitude, avant que les choses ne se corsent. Le cadre ? Une verdoyante forêt de sapins sur un pan de montagne. Chevaux et vaches paissent paisiblement dans ce décor de rêve. Parfait ! L’autre versant, quant à lui, est une falaise aride et rocailleuse.

    Nous profitons de ce bivouac de rêve pour changer les gicleurs de l’Ural (de 128 à 125 pour les principaux, de 42 à 38 pour les ralentis). Les modèles de sidecar à carburateurs ont l’avantage d’être facilement dépannables mais ils n’ont pas la faculté de s’adapter automatiquement à la raréfaction de l’oxygène comme les bécanes à injection. Au menu de ce soir ? Älplermagronen, une spécialité suisse-allemande gentiment concoctée par nos amis. Un régal ! Accessoirement, nous faisons un constat étonnant : voyager avec d’autres personnes change complètement notre vécu de cette aventure. Nous ne sommes plus en expédition, nous sommes en vacances… Il faut dire, qu’ils ont tout le matériel pour être très à l’aise.