Partir vivre à L’étranger

Portrait d’un couple de Français passionnés de voyage et expatriés au Laos, en Asie du Sud-Est.
Qui sommes-nous ? Pourquoi avoir quitté la France ? Qu’est ce qui nous pousse à voyager ? Comment franchir le pas et oser se lancer dans une vie d’expat ? Quelles sont les principales difficultés ? 
Ce sont les nombreuses questions que l’on se pose, quand le rêve de vivre à l’étranger nous trotte dans la tête. Besoin de vivre différemment avec plus de libertés, de quitter un boulot ennuyeux ou trop stressant, d’avoir du soleil toute l’année…
Road-trip moto en couple au pays de galles

Beaucoup de gens en parle ou le fantasme mais peu le réalise vraiment. Pourquoi ? Parce que c’est un peu effrayant de se lancer vers l’inconnu ! C’est prendre le risque de quitter son quotidien, ses habitudes, de perdre ses repères et une forme de sécurité bien confortable. Il faut aussi s’éloigner des amis et de la famille.

Partir vivre à l’étranger c’est tout reconstruire dans un pays qui peut être extrêmement différent de notre culture, de nos modes de vie, et en plus dans une autre langue.

Sans trop de bla-bla, voici quelques éléments de réponse sur notre expérience. Des conseils et un petit topo sur qui on est, ce qu’on a fait avant, ou on en est maintenant ; et les raisons pour lesquelles nous ne tenons pas en place.

Qui sommes-nous ?

Voyage Amsterdam à vélo

Honneur aux dames. Marion est un pur produit du vignoble Nantais. Depuis sa plus tendre enfance, elle a passé ses vacances d’été à voyager en famille. Des voyages itinérants principalement en caravane et voiture à travers l’Europe, mais aussi en Égypte, aux États-Unis… Bref, la graine de la curiosité de l’ailleurs a été semée très tôt.

Subtil mélange de folie, d’esprit rationnel, et de créativité, Marion s’est tout naturellement orienté vers des études d’architecture, tout en continuant ses aventures à l’étranger (Japon, Maroc, Canaries…) dont une année d’Erasmus en Espagne.

Le master en poche, elle a travaillé deux ans en tant qu’indépendante pour de petites agences. Bon il faut dire, qu’être architecte de nos jours, c’est à des années lumières de Ted Mosby dans How I Met Your Mother. Pas de projet d’immeuble révolutionnaire, pas de Burj Khalifa, pas de salaire mirobolant, non non. C’est plutôt une lutte pour espérer remporter un concours de réhabilitation de collège ou de logements sociaux et pour avoir des projets de construction de maison individuelle… C’est aussi subir les multitudes de normes et de réglementations contradictoires qui « pourrissent » les projets. Depuis longtemps, l’idée de vivre à l’étranger lui trottait dans la tête. Au bout d’un moment la passion du voyage se fait plus forte que celle de l’architecture.

Jérémy, avec des ancêtres Bretons, Normands et Vendéens, a tout naturellement hérité d’un amour pour la bonne pitance et le digestif.

Il a passé sa jeunesse dans le grand ouest, d’abord en Vendée, puis Angers, Saint Nazaire, pour enfin atterrir à Nantes. Les passades sportives se succèdent entre le kayak, judo, squash, course à pied, etc…, mais la plus marquante reste le pilotage d’avion, oui oui !!

Enfant, il rêvait d’être pilote de chasse, du coup ses parents lui ont gentiment payé des cours de pilotage. A 16 ans, il savait faire atterrir un Cessna 152 tout seul comme un grand. Pour différentes raisons, ce projet n’a pas abouti. Il s’est orienté vers des études plus terre à terre dans le Génie Électrique. Il en a profité pour faire des stages en Irlande dans une auberge de jeunesse, puis en Angleterre dans un labo de recherche à Plymouth. Ensuite, c’est l’histoire classique du étude, stage, emploi pour finir en tant que manager dans le merveilleux monde de la fibre optique et des opérateurs télécoms. 5 ans qui lui auront appris la patience et le self-control. Et comme beaucoup de gens, il y aura subit les maux modernes d’une grande entreprise : la réunionite, le présentéisme, et la pression des clients…

En parallèle, peu à peu le goût du voyage avec des potes, souvent sous le thème de la gastronomie, pointe le bout de son nez. Italie, route des vins en Bourgogne,… Et aussi, la passion pour les trips moto grandit. D’abord autour de Nantes, puis dans le grand ouest, pour atteindre ensuite des destinations plus lointaines. La moto est pour lui le moyen idéal pour le voyage. Mélange de liberté et de prise direct avec l’environnement, c’est une manière de voyager à laquelle on prend très vite goût.

Entre temps, la rencontre, la vie en couple. Marion a eu vite fait de transmettre le virus du voyage itinérant à Jérémy.

Partir, ne rien prévoir ou presque… Parcourir des pays au fil de nos envies et des rencontres. Goûter une forme de liberté, sans obligation ni contrainte, laisser libre cours à l’imprévu et à la surprise. Tant que l’on trouve un endroit où dormir tout va bien:). En mode road-trip voiture ou moto, voyage en sac à dos, une semaine dans une capitale, chaque année… Écosse, Portugal, Athènes et le Péloponnèse, le Benelux, la France, Pays de Galles, les Lofotens à chasser les aurores boréales, le Cambodge et le Laos,….

L’un des voyages le plus marquant et contredisant tous les préjugés, est celui en Albanie. On nous avait répété « n’y allez pas ce pays craint ». Mais notre aventure sac à dos dans ce pays, nous a marqué à jamais. Certes, c’est l’un des pays les plus pauvres d’Europe. Mais, nous n’avions jamais rencontré des personnes aussi accueillantes, chaleureuses et généreuses que les Albanais. Ils nous ont souvent aidé et nous ont accueillis chez eux. Cela a valu à Jérémy une cuite d’anthologie au Raki, l’alcool local. Les paysages sont magnifiques, entre montagnes et plages d’une mer turquoise.

Qu’est ce qui fait franchir le pas, quitter la France pour vivre à l’étranger ?

Un jour, le besoin de choisir vraiment sa vie, au lieu de suivre le long fleuve tranquille, se fait plus fort. Les études terminées, un peu d’expérience et un peu d’argent en poche… avant d’avoir 30 ans, bref c’est le moment de partir avant qu’il ne soit trop tard ! Avant de devenir comme ceux qui n’ont jamais osé et qui regrettent en disant : j’aurai pu mais… « J’ai trouvé un CDI, je n’allais pas prendre le risque de perdre cette sécurité. » « J’ai acheté une maison ». « j’ai eu un enfant maintenant ce n’est plus possible »… (une fois à l’étranger, on se rend compte qu’il y a une multitude de familles avec des enfants de tout âge qui sont parties et tout se passe très bien).

Il y a plein de manières de préparer sa future vie.

Il est important d’avoir déjà été dans le pays afin de savoir si l’atmosphère, la culture nous correspondent bien. Avant de vous lancer renseignez-vous sur les visas travail, les permis de séjour sur une longue durée, les offres de travail etc… afin d’éviter les mauvais surprises. Il est possible d’aller une ou plusieurs fois sur place en vacances pour prospecter un travail, un logement, rencontrez les locaux et les expats qui vivent sur place. C’est là où vous aurez les meilleures réponses. Mais vous pouvez aussi faire toutes ces recherches par internet notamment sur les réseaux sociaux (grâce aux groupes « expats » de facebook, Linkedin…).

A savoir le plus dur, c’est de finalement acheter le billet d’avion aller, sans retour !
Partir, oser le premier pas pour se lancer dans une nouvelle vie ! Une fois le risque pris, cela devient facile. Aujourd’hui nous vivons et travaillons au Laos, dans moins de 2 ans nous partons faire un road-trip en side-car pour une boucle France-Mongolie, ensuite peut-être nous vivrons en Afrique…
>> Travailler au Laos, notre article

2 commentaires sur “Partir vivre à L’étranger”

  1. Bonjour Marion et Jeremy

    Merci de nous permettre de voyager avec vous, je vais vous suivre avec grand intérêt.
    Vous avais raison ont trouve toujours des excuses pour ne pas franchir le pas, j’ai moi même
    Un peu voyager dans ma jeunesse…..et je continue à rouler mais en France avec ma compagne
    Sur notre Ural . super machine dès le moment où ont prend soins d’elle. Elle nous procure
    Beaucoup de plaisir…..je t’ai vu Jeremy sur les site d’ural Poser quelques questions..je pense
    Que tout le groupe sera te donner des conseils à la moindre panne si tu a besoin bien sûr.
    À bientôt..pour vous suivre .

    Philippe (Vendée)

    1. Bonjour Philippe,
      Merci beaucoup pour ton message !
      Effectivement, passer le cap de l’expatriation est compliqué, on sait ce qu’on perd, mais on ne sait pas ce qui nous attend 😉
      Ça dépend des personnes, mais pour nous c’était la manière idéale de voyager au quotidien.

      Préparer ce périple nous aura permis de découvrir la communauté uraliste.
      Un groupe de gens passionnés, amoureux de l’engin et jamais avares de conseil.
      Ils sont d’une aide incroyable !

      On ira sûrement rouler un peu en Vendée avant le grand départ en Avril 2020.
      Du côté de Saint-Vincent-Sur-Jard, tu nous dira si t’es dans le coin 🙂

      Encore merci pour ton message.
      Et bonne route à toi !

      Marion & Jérémy

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